Tous les articles · · 3 min de lecture Numérique vs papier

Écrans de carte : dessiner pour une surface qui ne s’arrête pas

Comment composer un écran de carte lisible dans une file : corps de texte, temps de lecture, mouvement, contraste, et ce qu’il ne faut jamais animer.

Une carte sur écran n’a ni dernière page ni grain de papier. Elle peut changer à midi, barrer une ligne épuisée, et tomber à 13 h 10 quand le lecteur redémarre. Dessiner pour cette surface, ce n’est pas recadrer une carte imprimée en 16:9. Le client est debout, souvent dans une file, souvent avec le soleil sur la vitre. Il a huit à vingt secondes avant que la personne derrière avance. Tout ce qui est à l’écran doit survivre à cet intervalle.

Un caractère qui tient à trois mètres

Partez du client le plus loin qui doit décider, pas de l’ordinateur du graphiste. À trois mètres, les noms de plats doivent tourner autour de 28 à 40 pt sur un panneau de 43 ou 55 pouces ; les prix un cran plus petits, jamais la moitié. Les titres peuvent monter. Les descriptions, si vous les gardez, tiennent en une proposition. Le gris, les linéales maigres et les 8 pt recyclés d’un fichier print disparaissent. Si l’on ne lit pas la ligne depuis la porte, un œil fermé, elle n’est pas à l’écran.

Le contraste bat la décoration. Un texte clair sur fond sombre tient mieux dans une salle claire que du noir sur une assiette photographiée. Une image chargée derrière la liste est l’échec le plus courant : le caractère se bat avec les carbonara. Rangez la photo dans une bande, ou laissez-la. La liste est le produit.

Le temps de lecture, pas le cinéma

Si l’écran tourne des pages, chaque page doit rester assez longtemps pour qu’un nouvel arrivant la finisse. Vingt secondes sont un minimum pour une page de 15 plats ; trente, c’est plus gentil. Une boucle qui bascule toutes les huit secondes apprend aux clients à attendre « leur » page et bloque la file. Mieux : une page cuisine, une page boissons, les deux visibles si vous avez deux écrans. Un écran, une liste, à jour, bat un diaporama de tout ce que vous aimeriez montrer.

Le mouvement a deux métiers honnêtes : un barré pour le plat épuisé, et une ligne pour la suggestion du jour. Les travellings, les prix qui rebondissent et les sting de logo gaspillent les secondes du client. Tout ce qui bouge pendant qu’il lit un prix sera relu. Tout ce qui lance du son dans une salle sera coupé par le premier serveur qui atteint la télécommande.

Ce que l’écran doit encore déclarer

Un tableau digital reste une carte au sens du règlement 1169/2011. Les allergènes doivent être disponibles avant la commande, sous une forme dont le client se sert. Un minuscule « demander au personnel » dans le coin est faible si la file est bruyante. Mettez des numéros sur les lignes et une clé lisible sur le même écran, ou une courte légende papier au comptoir. Les prix sont TTC là où la loi l’exige. S’il y a un couvert, il est à l’écran, pas sur l’addition.

  • Une colonne de plats ; deux seulement si les deux restent au-dessus de 28 pt.
  • Pas de carrousel de photos héroïques dans le même cadre que la liste.
  • Un repli papier à portée de caisse pour le jour où le lecteur meurt.
  • Les mêmes noms et les mêmes prix que la carte en main, si vous en avez une.

Le matériel fait partie de la mise en page

Fixez le panneau là où la file regarde déjà, pas là où le câble HDMI arrivait. Évitez une fenêtre qui lave l’écran à 12 h 30. Une luminosité juste à l’installation est souvent trop basse le midi et trop dure le soir ; donnez au personnel un préréglage jour et nuit, pas un menu service enterré. Le cadre et le support ne doivent pas manger la dernière ligne de prix. Un écran trop haut transforme la carte en décor de plafond.

Une liste qui tient assez longtemps

Dessinez l’écran comme un tableau qui peut changer, pas comme une vidéo qui contient des prix. Gros corps, fort contraste, long temps de lecture, presque pas de mouvement, mentions légales sur la même face, et un plan papier en cas de panne. Les salles qui font cela cessent d’utiliser le serveur comme écran de secours. Les autres passent le coup de feu à montrer du doigt un rectangle que personne n’arrive à finir.

Dans Menu Atelier, vous posez la liste une fois et pouvez exporter une face en PNG haute définition pour un écran statique, ou garder les mêmes noms sur une carte A5 imprimée pour les tables ; changez de format en un clic plutôt que de reconstruire l’offre pour chaque surface.

écran carte restaurantaffichage menu digitalconception écran menutableau digital restauranttv carte restaurantécran file d’attentemenu board led

Votre prochaine carte, conçue ce soir

Concevez gratuitement. Payez seulement au téléchargement ou à l’impression.