Cartes gibier et truffe : l'objet à durée limitée
Dessiner une courte carte gibier ou truffe qui ait l'air rare sans crier : dates, liste serrée, suppléments honnêtes, et un plan de retirage si la livraison rate le jeudi.

Les cartes gibier et truffe échouent de deux façons opposées. Elles ont l'air de la carte maison avec « sanglier » collé sur le porc, ou elles se habillent en événement de luxe et ne peuvent plus réimprimer quand le tubercule du vendredi n'arrive pas. Une carte à durée limitée est un objet court, daté, qui peut mourir un dimanche sans gêne. Cet article parle de la liste, du caractère, du supplément, et de l'habitude de retirage qui vous garde honnête quand les bois ne coopèrent pas.
La rareté est une date, pas un filet d'or
Mettez la fenêtre sur la carte : « Gibier, 12 octobre – 30 novembre » ou « Truffe blanche, tant que nous en avons, à partir du 8 novembre ». Cette ligne, dans le même caractère qu'un titre de section, fait plus de travail qu'une dorure. Les clients comprennent qu'ils ne regardent pas janvier. L'équipe comprend quelle pile prendre. Le fichier de l'an prochain ne s'imprimera pas par erreur.
N'inventez pas une seconde marque pour six semaines. Même logo, même caractère, même carton que la carte maison, un cran plus sombre dans la palette si vous y tenez (un vert plus profond, un crème plus chaud). Une carte truffe noir et or qui a l'air d'un autre restaurant déroutera l'habitué venu pour sa table. Le luxe ici est le produit, pas un costume autour.
Une liste courte, ou un encart court
Six à douze plats, c'est une carte de saison. Vingt, c'est une réécriture de la carte maison et vous ne la mettrez pas à jour quand le lièvre sera parti. Mieux : gardez l'à la carte et ajoutez un encart A5 de quatre à six assiettes, même caractère, daté. L'encart peut mourir ; la carte maison reste. Si toute la salle bascule au gibier, imprimez un A5 complet et mettez les classiques maison au dos pour que le client qui ne veut pas de venaison ait encore un dîner.
Les noms doivent dire l'animal ou le champignon dès les deux premiers mots. « Chevreuil, genièvre, chou rouge » est une ligne qu'un chasseur et un touriste peuvent commander. « Murmure de forêt » est une ligne qui produit une conversation que vous n'avez pas le samedi. La provenance, si vous l'avez (Lozère, Alba, Norcia), se place après le nom en 8,5 pt, pas dans un paragraphe.
- Dater la fenêtre sur la carte, dans le caractère maison, pas besoin de dorure
- Six à douze plats, ou un encart de quatre lignes sur la carte maison
- L'animal ou le champignon dès les premiers mots ; l'origine en plus petit
- Suppléments truffe en poids et en prix, jamais en « prix du marché » seul
La ligne truffe sans le théâtre
Si vous râpez à la commande, imprimez le supplément en poids et en chiffre : « Truffe blanche +12 € / 5 g ». « Prix du marché » un samedi soir, c'est ainsi que les disputes commencent. Si le tarif bouge chaque semaine, réimprimez l'encart ; à 99 € plus 10 € l'exemplaire, une pile de 20 est moins chère qu'une scène à la table 12. N'illustrez pas un tubercule. Une truffe générée ressemblera à une pomme de terre et tout le monde le verra.
La truffe noire en janvier et la blanche en novembre sont des produits différents et ne doivent pas partager un titre. Si vous faites les deux, deux lignes datées, deux prix. Les clients qui savent la différence vous respecteront ; ceux qui ne savent pas verront au moins que vous la faites.
Le gibier et la ligne légale
L'origine et l'espèce comptent plus sur un gibier que sur un suprême de volaille. Si la règle nationale demande l'origine des viandes, mettez-la sur la carte, 7 à 8 pt, pas seulement sur une ardoise en cuisine. Les légendes d'allergènes tiennent (le genièvre n'exempte pas la crème). Le règlement 1169/2011 se moque que l'oiseau ait été sauvage.
Réimprimer quand le jeudi rate
Prévoyez deux fichiers : la carte que vous espériez, et une version où deux plats sont marqués « selon arrivage » ou remplacés par une alternative d'élevage dans le même caractère. Quand la livraison rate, vous barrez une ligne ou vous imprimez la secours dans la nuit. Ce que vous ne faites pas, c'est servir un chevreuil imprimé qui est du porc, ou des tagliatelles à la truffe sans truffe et avec un sourire. La carte est un contrat. La formule du midi, si elle reste, n'emprunte pas les plats de chasse sans les dater.
Le mat 350 g convient à une carte qui reste six semaines. Le soft-touch prendra la graisse d'automne d'un long service ; essuyez-le ou acceptez une vie plus courte. Ne laminez pas une carte truffe. Elle a l'air d'un ardoise de pub et elle se bat avec le produit.
Une carte qui peut mourir dimanche
Datez-la, gardez-la courte, tarifiez le luxe au gramme, réimprimez quand les bois disent non. Voilà une carte à durée limitée. Quand décembre arrive, archivez le fichier et laissez la carte maison reprendre la table sans un sanglier oublié en tête.
Dans Menu Atelier vous dupliquez le design maison, glissez les six lignes de saison, ajoutez la date, passez en A5, et commandez un petit tirage que vous pourrez remplacer en cours de mois ; la prévisualisation 3D sert à vérifier que l'encart a encore l'air du même restaurant à côté de la carte du soir.