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Ardoise murale ou carte en main : quel objet pour quel service

Quand un tableau mural est la bonne carte et quand il faut un objet en main : file d’attente, service à table, corps de texte, et les salles qui ont besoin des deux.

Un tableau au mur et une carte dans la main ne sont pas interchangeables. L’un se lit debout, à deux ou trois mètres, souvent dans une file, avec une décision à prendre avant que la personne derrière soupire. L’autre se lit assis, à 40 cm, avec le temps de comparer et un voisin qui veut voir la même page. Choisissez l’objet qui colle au service, pas celui que vous avez sous la main.

Le tableau appartient à la file

Comptoir, boulangerie, fenêtre de glaces, file du midi : le client décide en marchant. Le tableau doit se lire depuis le fond de la queue. Cela veut dire moins de lignes, un plus gros corps, et des prix qui ne demandent pas un second regard. Un bon tableau tient 12 à 25 lignes, pas 60. Titres à 48–72 pt, plats à 28–36 pt, prix de la même couleur et d’un corps voisin. S’il faut une loupe depuis la porte, ce n’est pas un tableau ; c’est l’affiche d’une carte.

La craie et les lettres amovibles pardonnent le changement du jour et punissent les longues descriptions. Écrivez le nom, un fait, le prix. « Soupe de lentilles, citron, 8 € » est une ligne de tableau. Un récit d’origine en trois phrases n’en est pas une. Si l’offre tourne, changez le tableau à la même heure chaque jour, pour que les habitués sachent quand regarder. Un tableau à moitié celui de mardi dernier est pire qu’un tableau court.

La carte en main appartient à la table

Le service à table a besoin d’un objet que l’on partage, que le serveur annote, et que l’on pose. Un A5 à rabat ou une feuille A4 le fait. Le corps peut descendre à 10 ou 11 pt parce que la distance de lecture est un avant-bras. Les descriptions peuvent tenir une ligne. Le vin peut avoir un millésime. Les allergènes peuvent vivre dans une légende. Rien de tout cela ne tient au mur à trois mètres, et le forcer sur un tableau produit le désastre habituel : des clients qui plissent les yeux, puis demandent au personnel de réciter la carte.

Une carte en main tient aussi la marque dans la paume : le grammage, le pli, le soft-touch d’un 350 g mat. Un tableau tient la marque dans la salle : le panneau, la lumière, le lettrage. Ce sont deux surfaces. Une carte photographiée et agrandie derrière le comptoir n’est ni l’une ni l’autre ; c’est une carte que personne ne tient et un tableau que personne ne lit.

Quand il faut les deux

Beaucoup de salles ont deux vitesses. Une fenêtre du midi ou une file en terrasse, puis un service du soir plus lent à table. Imprimez un tableau court pour la file — la formule, les trois sandwiches, la tarte du jour — et une carte plus fournie pour le soir. Ne mettez pas la carte du soir au mur « pour économiser l’impression ». Vous perdrez la file et vous aurez quand même besoin de cartes après dix-huit heures.

  • Tableau : 12–25 lignes, 28 pt minimum sur les plats, fort contraste, pas de paragraphes, prix alignés.
  • Carte en main : 20–40 lignes, 10–11 pt, descriptions courtes, légende allergènes, un pli que le serveur peut fermer.
  • Les deux : les mêmes noms et les mêmes prix pour les plats qui apparaissent aux deux endroits.
  • Ni l’un ni l’autre : un A3 pelliculé d’une carte à 80 lignes scotché sur la vitrine.

Un écran au-dessus du comptoir reste un tableau

Un écran suit les règles du tableau, pas celles d’un site. Une colonne, gros corps, pas de carrousels de plats qui tournent avant que le client ait lu. Le mouvement est pour les lignes épuisées et la suggestion du jour, pas pour un travelling sur une photo de pâtes. Si l’écran tombe, il faut un tableau papier ou une courte liste en main à portée. Un rectangle noir au-dessus du passe n’est pas une carte.

Coller l’objet à la minute

Demandez-vous combien de temps a le client et à quelle distance il se tient. Moins d’une minute, debout : un tableau. Plusieurs minutes, assis : une carte. Les deux, le même jour : les deux objets, même liste source, corps différents. Les salles qui tiennent cela cessent de demander au personnel d’être la carte, et cessent de demander aux clients de déchiffrer un mur en 9 pt.

Dans Menu Atelier, vous composez la carte en main — A4 ou A5, feuille simple ou rabat — et vous la voyez en 3D avant l’impression en 350 g mat ; pour un tableau, exportez une face en PNG haute définition et montez le corps dans la mise en page, plutôt que de photographier une carte finie en espérant qu’elle se lise depuis la porte.

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