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Le menu imprimé comme souvenir : concevoir un objet que les clients gardent

Comment concevoir un menu imprimé que les clients emportent volontairement : formats qui tiennent en poche, papier qui vieillit bien, date et signature, et coût par couvert.

Ouvrez le tiroir de quelqu'un qui sort souvent au restaurant et vous les trouverez : un menu dégustation d'un dîner d'anniversaire, un set de table en papier avec la carte de la région, une petite carte d'un bar dans une autre ville. Personne ne garde un QR code. Un menu qui repart avec le client est l'outil marketing le moins cher qu'un restaurant puisse produire, il travaille pendant des années et il est montré exactement aux personnes les plus susceptibles de réserver. Cet article parle de concevoir cet objet délibérément : ce qui rend un menu digne d'être gardé, quel format et quel papier survivent à un sac à main, ce que cela coûte, et quand cela n'a aucun sens.

Pourquoi certains menus sont gardés et la plupart oubliés

Les clients gardent ce qui enregistre une soirée, pas ce qui liste des prix. Les menus qui finissent dans les tiroirs sont presque toujours ceux qui étaient propres à ce soir-là : un menu dégustation daté, un menu de mariage avec deux prénoms, une carte qui annonce « Mardi 14 octobre, dîner des vendanges ». Une carte standard avec la liste complète et les prix, c'est de l'information ; un menu daté, c'est un souvenir.

La seconde condition est physique. L'objet doit sembler valoir plus que le papier sur lequel il est imprimé : un carton plus lourd, une texture, une couleur sur la tranche, un pli qui le ferme comme un petit livre. Et il doit tenir dans une poche de veste ou un sac à main sans être plié en deux contre son gré, ce qui élimine d'emblée la plupart des cartes A4.

Des formats qui quittent la salle intacts

Le format décide si le menu part à la maison ou à la poubelle. Une feuille A4 de 210 × 297 mm est trop grande pour un sac et se marque dès qu'on la plie. Trois formats fonctionnent à coup sûr.

  • Le dépliant A5, 148 × 210 mm fermé, quatre volets. Le menu dégustation classique : couverture avec le nom et la date, les plats à l'intérieur, un mot ou les prénoms de l'équipe au dos. Tient dans une poche de veste, se pose debout sur une étagère.
  • La carte DL, 99 × 210 mm, simple ou pliée. Se glisse dans un sac à côté du téléphone. Excellente pour un menu fixe de six à huit lignes, les bars et les cartes de cocktails.
  • La carte A6, 105 × 148 mm, imprimée recto verso. Format carte postale, donc le client la traite instinctivement comme un objet à garder, voire à envoyer. De la place pour un menu, une courte histoire autour d'un plat et une petite illustration.

Quel que soit le format, la coupe doit être exacte. Un souvenir avec un bord de travers ou un pli décalé de 2 mm paraît bon marché même aux yeux de qui ne saurait dire pourquoi. Rainez les dépliants avant pliage pour un dos net, et gardez 3 mm de fond perdu sur toute couleur qui file jusqu'au bord.

Papier et finition qui vieillissent bien

Un souvenir passera des années dans un tiroir ou aimanté sur un réfrigérateur. Le carton non couché de 300 à 350 g vieillit avec grâce ; une finition mate soft-touch résiste aux traces de doigts et paraît coûteuse en main. Le pelliculage brillant est beau un soir puis montre chaque rayure. Un papier très fin sous 170 g gondole et se déchire ; au-dessus de 400 g, rien ne se plie proprement sans rainage profond.

L'encre compte moins qu'on ne le croit, à une exception près : les grands aplats sombres sur carton non couché peuvent craqueler le long du pli. Si vous voulez une couverture sombre, choisissez un carton couché ou laissez la ligne de pli libre de toute couverture lourde. Tranches colorées, gaufrage à sec du logo ou un seul élément doré font passer l'objet de la carte au souvenir, mais chacun ajoute 0,30 à 1 € par exemplaire en petite série : choisissez-en un, pas trois.

Que faut-il imprimer dessus

Un menu que l'on garde est plus court qu'un menu sur lequel on commande. Retirez les prix, sauf s'il s'agit d'un menu à prix unique ; personne n'encadre une grille tarifaire. Retirez les codes allergènes et placez la légende sur un encart séparé, ou briefez l'équipe pour l'expliquer à l'oral ; le règlement 1169/2011 exige que l'information soit disponible, pas qu'elle figure sur le souvenir lui-même. Puis ajoutez ce qu'une carte standard ne porte jamais.

  1. La date, en toutes lettres, et l'occasion s'il y en a une.
  2. Les prénoms du chef et de l'équipe, ou une ligne signée à la main par le chef sur un menu dégustation. Dix secondes de signature par exemplaire, c'est le détail le plus rentable de tout le métier.
  3. Une ou deux phrases sur l'origine d'un ingrédient clé, ou sur la raison d'être d'un plat.
  4. Le nom du restaurant et la ville, en petit, pour que la carte garde son sens dans un tiroir à l'autre bout de l'Europe trois ans plus tard.
  5. Du blanc. Un menu souvenir avec 40 % de page vide paraît sûr de lui ; un menu bourré ressemble à un ticket de caisse.

Le calcul par couvert

Un tirage de 100 menus A5 pliés sur carton 350 g à finition soft-touch revient à environ 1,50 à 3 € l'exemplaire chez la plupart des imprimeurs, moins pour une simple carte A6, plus avec dorure ou tranches colorées. Pour un restaurant à menu dégustation servant 40 couverts par soir, un menu daté coûte 60 à 120 € par service et c'est la seule publicité que le client montrera à ses amis le lendemain.

Comparez avec la photo d'ardoise sur les réseaux sociaux, qui vit 24 heures, ou avec un QR code, oublié dès que le téléphone se verrouille. Un souvenir imprimé signé par le chef a, d'expérience, une façon bien à lui de revenir un an plus tard sous forme de réservation, avec les mots « nous étions venus pour notre anniversaire ».

Quand ne pas s'en donner la peine

Le menu souvenir est un outil d'occasion, pas de déjeuner du mardi. Un bistrot de quartier avec une longue carte et une formule du midi doit garder une carte durable et réutilisable, et réserver les menus datés aux événements : Saint-Sylvestre, dîner d'un chef invité, soirée des vendanges. Un bar peut produire une petite carte datée pour un lancement ou une carte de saison. Imprimer un souvenir chaque jour le dévalue et double votre budget papier pour rien.

La bonne cadence pour la plupart des restaurants : une carte stable pour le service quotidien et un menu souvenir daté pour les six à douze soirées spéciales de l'année. Dans Menu Atelier, les deux naissent de la même maquette : gardez la carte de tous les jours en A4 ou en dépliant A5, dupliquez-la, passez au format DL ou A6 en un clic, retirez les prix, ajoutez la date et un mot du chef, vérifiez en 3D, puis téléchargez le PDF prêt à imprimer ou laissez-nous l'imprimer sur carton 350 g mat à finition soft-touch avec un pli rainé.

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