Tous les articles · · 5 min de lecture Menu engineering

Vente additionnelle par le design de la carte : garnitures, accords et deuxième verre

Comment une carte imprimée vend les extras toute seule : où placer les garnitures, comment écrire une ligne d'accord, tarifer le vin au verre, et ce qu'il faut éviter.

Le ticket moyen d'un restaurant bouge rarement parce qu'un client commande un plat plus cher. Il bouge parce qu'il ajoute une garniture, prend le verre suggéré et dit oui au dessert. Chacune de ces décisions est petite, et la carte imprimée peut la rendre facile ou difficile bien avant que le serveur n'arrive. Voici comment disposer garnitures, accords et boissons pour que la carte fasse la part silencieuse de la vente additionnelle, et où ces mêmes techniques basculent dans ce qui agace.

Les garnitures : une section à part, juste à côté des plats

L'erreur la plus fréquente est d'enterrer les garnitures en bas de page ou au verso, après les desserts. Le client lit les plats, choisit et referme la carte ; les garnitures n'ont jamais été dans son champ de vision. Placez le bloc des garnitures immédiatement à côté ou sous les plats, avec le même poids visuel qu'un titre de section, et gardez-le court : quatre à six références, décrites en deux ou trois mots chacune.

Tarifez les garnitures dans une fourchette serrée, 4 à 7 € dans un bistrot, pour que le choix se fasse au goût et non au budget. Si l'une d'elles est la vedette, un gratin ou des frites maison à la graisse de bœuf, mettez-la en premier et offrez-lui la seule description de plus de trois mots. Une garniture prise par une table sur trois à 5 € avec 25 % de coût matière rapporte plus de marge sur un mois que la plupart des changements de plats.

Demandez-vous si le plat est servi avec quelque chose. Une carte qui indique clairement que les plats viennent seuls et que les garnitures se choisissent à part vend plus de garnitures qu'une carte où le client doit poser la question. Cela permet aussi d'afficher le plat un peu moins cher, ce qui se lit bien, et de récupérer la différence sur la garniture, plus rentable. La formule du midi peut suivre la même logique, avec une garniture au choix incluse et une garniture premium en supplément.

Les accords : une ligne, une suggestion précise

Une suggestion d'accord fonctionne quand elle est précise, courte et placée là où la décision se prend. Sous le bar, une seule ligne en italique ou en petites capitales, nous servons le Picpoul de Pinet avec ce plat, 7 €, fait trois choses : elle supprime l'effort de choisir dans la carte des vins, elle ancre un prix et elle signale que quelqu'un y a réfléchi. Les clients suivent la suggestion bien plus souvent qu'ils ne commanderaient le même verre depuis une liste séparée.

Limitez-vous à trois ou quatre accords sur toute la carte, sur les plats où vous voulez orienter la boisson. Accordez chaque plat et le procédé cesse d'être un conseil pour devenir du bruit. La ligne d'accord doit être composée un corps plus petit que la description et dans un style différent, pour qu'un client qui n'est pas intéressé puisse la sauter sans la lire.

La même structure fonctionne pour les accords sans alcool et pour la nourriture : un fromage suggéré avec la tarte aux figues, un pain précis avec la charcuterie. Choisissez la référence à la meilleure marge qui s'accorde vraiment.

Le deuxième verre est une décision de prix, pas de design

Le vin au verre vend une deuxième tournée quand le premier verre est tarifé de façon que le deuxième paraisse raisonnable. La règle qui tient depuis des décennies veut qu'un verre coûte environ un quart de la bouteille, un peu plus, soit 8 € pour une bouteille à 30 €. Poussez le verre au tiers de la bouteille et les clients font le calcul, commandent la bouteille ou s'arrêtent à un. Sur la carte, cela signifie afficher le prix du verre à côté du prix de la bouteille, pour que la comparaison soit loyale et visible.

Proposez deux contenances au verre, 12,5 cl et 17,5 cl, et affichez les deux. La grande contenance est choisie par une part significative des clients et la marge sur les 5 cl supplémentaires est presque pure. Si vous servez des carafes, un pot de 50 cl positionné entre deux verres et une bouteille attrape le couple qui veut deux verres et demi.

Des procédés de mise en page qui élèvent le ticket sans crier

  • Donnez aux desserts leur propre carte ou leur propre page, présentée une fois les assiettes débarrassées. Une liste de desserts lue en début de repas concurrence les plats et perd ; lue à la fin, elle ne concurrence rien.
  • Réservez le coin supérieur droit d'une double page et la première ligne de chaque section au plat à la meilleure marge, pas au plus cher. Les deux positions attirent l'attention, et un plat qui porte 12 € de marge est un meilleur locataire qu'un plat à 9 € de marge affiché plus cher.
  • Écrivez la description du plat que vous voulez vendre une ligne plus longue que ses voisines. Le détail supplémentaire signale le soin, et un client qui a lu quatre lignes sur un plat l'a déjà imaginé dans son assiette.
  • Gardez les suppléments dans le même corps que le reste. Les petits caractères se lisent comme une pensée après coup et sont traités comme telle.

Ce qu'il ne faut pas faire

Encadrés, pastilles et étoiles autour d'un plat se lisent comme de la promotion, et les clients dévaluent la promotion. Un seul procédé sobre, une courte ligne en italique, est plus efficace qu'un cadre coloré parce qu'il ressemble à un conseil plutôt qu'à une publicité. De même, évitez de poser une question sur la carte, une garniture ?, qui appelle la réponse non. Énoncez l'option, tarifez-la ; laissez le client décider.

Ne cachez pas les suppléments. Si l'entrecôte porte 6 € de supplément dans le menu, imprimez-le à côté du plat dans le même corps que le prix. Un supplément découvert sur l'addition défait la bienveillance que tout le repas a construite, et c'est l'une des rares choses qui génère à coup sûr un mauvais avis.

Enfin, n'imprimez pas plus de garnitures, d'accords et de suppléments que la cuisine ne peut en sortir en rythme. Trois garnitures bien faites qui partent avec les plats se vendent mieux que huit qui arrivent en retard.

Mesurer les extras séparément

La vente additionnelle ne se prouve que dans le mix des ventes. Suivez le taux d'attachement des garnitures, la part des plats vendus avec au moins une garniture, et le nombre de verres par couvert pour le vin, comme des chiffres à part, chaque mois. Déplacer le bloc des garnitures du verso vers le côté des plats se voit en général dans le taux d'attachement sous deux semaines. Si ce n'est pas le cas, le problème vient des garnitures elles-mêmes, pas de la mise en page.

C'est sur la partie mise en page que Menu Atelier trouve sa place : le bloc des garnitures, les lignes d'accord et les prix au verre font partie des données du plat, donc tester une nouvelle position pour les garnitures ou ajouter un accord sous un plat est une régénération et non une refonte, et l'aperçu 3D montre comment la double page se lit une fois ouverte à table, avant d'exporter le PDF prêt à imprimer.

vente additionnelle restaurantupselling carte restaurantplacer les garnitures sur la carteaccord mets vins sur la carteaugmenter le ticket moyen restaurantsuppléments carte

Votre prochaine carte, conçue ce soir

Concevez gratuitement. Payez seulement au téléchargement ou à l’impression.