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Carte petit-déjeuner : vitesse, confort et le café qui se vend

Concevoir une carte petit-déjeuner qu'un client à moitié réveillé commande en une minute : assiettes courtes, échelle café qui vend la taille au-dessus, typo qui tient à 8 h.

Le petit-déjeuner se commande par des gens qui n'ont pas encore bu leur café. C'est le brief. Une carte qui leur demande de lire dix-huit adjectifs, de comparer trois styles d'œufs et de décoder un programme de jus perdra face au « comme d'habitude » ou à ce qu'a dit la personne devant. Ici, la vitesse est de l'hospitalité. Le confort est le second métier : celui qui veut des œufs et du toast doit les trouver sans avoir l'impression d'être entré dans un studio wellness. Le troisième métier, c'est l'upsell café, qui paie le loyer et doit siéger là où l'œil pose d'abord.

Ouvrir sur le café, pas sur un manifeste

Placez l'échelle café en haut de la première face ou en bandeau de couverture : espresso, noisette, allongé, cappuccino, flat white, filtre, avec tailles et prix sur la même ligne. « Cappuccino 3,20 € / 3,70 €. » Une ligne au pied de l'échelle pour les laits végétaux et le shot extra. Le thé en second groupe court (trois ou quatre, pas une bibliothèque de feuilles). Les jus en deux ou trois lignes, pas un essai cold-press. Le client venu pour le petit-déjeuner commandera une boisson avant de commander à manger ; donnez à cette décision la meilleure lumière et le plus grand corps de la carte, 12 pt au moins.

Si vous avez un filtre maison ou un espresso invité, nommez-le une fois. N'imprimez pas de note de dégustation. À 8 h 15, la note est du bruit. L'upsell, c'est la grande tasse et la pâtisserie, pas une histoire d'altitude.

La nourriture à trois vitesses, pas en quinze assiettes

Une carte petit-déjeuner marche quand elle offre trois vitesses : quelque chose que l'on mange d'une main (viennoiserie, yaourt, un toast), une assiette qui demande un couteau (œufs, un plat complet, l'avocat si vous y tenez), et une formule qui enlève le choix (viennoiserie plus café, ou œufs plus café plus jus). Six à dix lignes individuelles et deux ou trois formules suffisent à un café. Un hôtel peut aller à douze si la carte room service est à part. Au-delà de quinze lignes, on commande du toast et on a l'impression d'avoir raté la carte.

  • Les formules en tête du bloc nourriture, au prix d'un bundle visiblement moins cher que les parties : « Café + croissant 5,50 € » contre 3,20 plus 2,80.
  • Les œufs en deux ou trois lignes (brouillés, au plat, omelette), pas en matrice à construire de huit suppléments.
  • Sucré et salé en deux groupes courts pour que celui qui veut du granola ne lise pas d'abord le bacon.

Le problème de l'hôtel

Les cartes petit-déjeuner d'hôtel essaient souvent de décrire un buffet et un à la carte sur la même feuille. Si le buffet est l'offre, imprimez une carte simple des îlots et des horaires, et gardez l'à la carte pour un second feuillet ou le room service. Un buffet décrit comme trente plats à 0 € est un roman que personne n'a demandé à lire en file devant la machine à café.

Une typo qui tient avant la première gorgée

11 à 13 pt sur tout ce que le client doit décider. Une grotesque solide pour les boissons et les prix, une serif ou un second graisse pour les noms d'assiettes. Pas de script, pas de police craie à 9 pt, pas de light-sur-crème qui s'éteint sous un downlight 3000 K. Un accent (la couleur des tasses, une terre cuite, un vert forêt). Évitez les photos d'œufs : elles ont l'air d'une chaîne et elles tachent la carte dans l'esprit du client si l'assiette ne correspond pas.

L'A5 recto verso est le bon objet pour une table de café ; un carton étroit sur présentoir marche au comptoir. Les hôtels peuvent user d'A4 si le corps reste grand. Laminez seulement si la carte est un document d'hôtel permanent ; un café doit réimprimer quand la liste de viennoiseries bouge, sur 350 g mat qui s'essuie après un pouce beurré.

Les horaires, dernière cuisine et la coupure vers le midi

Imprimez les horaires sur la carte : petit-déjeuner jusqu'à 11 h ou 11 h 30, dernière assiette chaude à 11 h. Si la même carte devient le déjeuner, concevez une coupure claire (un filet, un changement de couleur, une seconde face) pour que le client de 10 h 50 ne lise pas le croque-monsieur comme une option du matin. Le brunch du week-end est un autre document ; ne boulonnez pas seize assiettes de plus sur la carte de semaine en appelant ça samedi.

Les allergènes à l'heure où l'on est le moins patient

Lait, gluten, œuf, fruits à coque et sésame sont sur la plupart des lignes du matin. Le règlement 1169/2011 s'applique encore quand le client a un train. Une légende numérotée après chaque prix, liste au verso en 8 pt, est le seul système qui survit à une file. Ne cachez pas la légende dans un QR code à côté de la caisse ; c'est comme ça qu'on a la conversation gluten au pire moment de la matinée.

L'imprimer comme si le lundi ressemblait au vendredi

Les listes petit-déjeuner sont stables. Concevez l'échelle café et les formules comme une face que vous réimprimez seulement quand les prix bougent, et la ligne viennoiseries comme une bande courte à réimprimer chaque semaine ou à laisser en trois lignes réglées pour un stylo. 350 g mat soft-touch, papier crème, deux couleurs. La carte doit donner l'impression d'une salle calme, pas d'une affiche de festival pour granola.

Dans Menu Atelier, les styles Café Chalk et Modern Minimal tiennent tous deux une échelle café et une courte liste nourriture sans crier. Vous ancrez le bandeau boissons en haut, passez d'A5 à A4 en un clic, vérifiez la carte en 3D, et téléchargez un PDF 300 dpi avec 3 mm de fonds perdus ou commandez le tirage sur carte 350 g mate.

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