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Carte de petit restaurant : un fini soigné avec un petit budget

Comment une salle de 20 couverts peut paraître aussi tenue qu'un groupe : typo, papier, une accentuation, photos honnêtes et une réimpression tenable deux fois l'an.

Une salle de vingt couverts n'a pas besoin d'une bible de marque. Elle a besoin d'une carte qui donne l'impression que quelqu'un a décidé, exprès, comment la soirée doit se sentir. L'écart entre un bistrot de quartier et un groupe avec un studio n'est rarement le talent. Ce sont trois décisions que la petite salle saute : un corps lisible, un papier qui ne gondole pas jeudi, et le courage d'imprimer moins de plats pour que la page respire. Les trois s'achètent sans retainer.

Arrêter de copier le groupe d'à côté

Les cartes d'hôtel et de groupe sont conçues pour des présentoirs, des photographes et une carte des vins qui bouge chaque semaine. Elles tiennent six colonnes en 8 pt, un marquage à chaud, et un photographe qui a passé une journée sur le tartare. Si vous collez cette densité sur un A4 pour 22 couverts, la carte a l'air cheap parce qu'elle essaie d'être l'objet d'un autre. Les petites salles gagnent en étant précises : une colonne ou deux légères, corps 11 pt, titres 14 à 16 pt, marges d'au moins 12 mm. Le vide sur une carte courte se lit comme de la confiance. Le vide sur une carte de groupe à 70 lignes se lit comme une page manquante.

Volez la structure, pas le décor. La leçon utile d'une bonne carte de groupe, c'est la hiérarchie : rubrique, plat, une ligne, prix. La leçon inutile, c'est l'illustration de homard, le filet à motifs et le paragraphe sur la grand-mère du fondateur. Ça coûte et ça mange les millimètres dont le texte a besoin.

Dépenser le papier, pas l'ornement

Les clients jugent un petit restaurant avec les mains avant de lire un mot. Un 170 g brillant sous pochette plastique a le toucher d'un flyer de livraison. Un 300 à 350 g mat pelliculé soft-touch a le toucher d'un endroit qui réimprime exprès. Pour 40 à 80 exemplaires, l'écart en euros est plus petit qu'un vendredi de vin perdu. Si vous pliez, exigez un rainage ; une feuille 350 g pliée à la main craque et a l'air d'un devoir dès la deuxième semaine.

Laissez la dorure, le vernis sélectif, la forme de découpe. Ce sont des tours de groupe qui ne paient qu'à des milliers d'exemplaires. Un geste calme suffit : un offset un peu chaud, un film soft-touch sur un carton crème, ou une tranche peinte dans la couleur d'accent si vous avez déjà la coupe. La gestion de la couleur compte aussi sur un petit tirage. Demandez du CMJN, idéalement Fogra39 / ISO Coated v2, et n'envoyez pas un vert RGB d'Instagram en croisant les doigts.

Une famille de caractères, un accent, pas de script

La plupart des cartes indépendantes ont l'air chargées parce qu'elles utilisent quatre polices venues avec l'ordinateur. Choisissez une famille avec un italique vrai et un semibold. Titres en semibold, plats en romain, descriptions en italique ou en romain un peu plus petit. C'est un système. Une deuxième famille n'est permise que si c'est un grotesque condensé pour un tout petit libellé de rubrique, et seulement si vous ne tomberez pas amoureux au point de l'utiliser sur les desserts.

  • Corps 11 pt minimum ; 10 pt seulement sur une carte des vins que le client tiendra plus près.
  • Prix à la même taille que le nom du plat, pas 2 pt plus petit et pas en gris timide.
  • Une couleur d'accent, mixée en CMJN pour qu'elle revienne identique en mars. Pas un arc-en-ciel de badges.
  • Pas de script sur les noms de plats. Le script, si vous y tenez, sur un titre de trois mots et nulle part ailleurs.

Si vous ne savez pas nommer le caractère, vous n'avez pas de système. Écrivez le nom sur le brief : Source Serif, Freight Text, Lyon, ou un grotesque bien coupé comme Neue Haas Grotesk. Le gratuit va si les italiques sont vrais et les chiffres tabulaires, pour que 12 et 24 s'alignent dans la colonne des prix.

Photographier en adulte sans embaucher

Vous n'avez pas besoin d'un photographe culinaire pour une carte de 24 plats. Souvent, vous n'avez pas besoin de photos d'assiettes du tout. Une petite salle a l'air plus chère avec deux images du lieu (le zinc, la lumière à 19 h, un crop du carrelage) qu'avec six clichés de téléphone sous un spot. Si vous photographiez des plats, photographiez une ou deux stars, sur la vaisselle de la maison, près d'une fenêtre, et recadrez serré. N'alignez jamais une galerie de huit bols semblables : ça aplatit la carte et la date dès que la garniture change.

Logo : un lockup, une couleur, assez d'air autour. Si le logo est un scan faible de 2014, redessinez le wordmark dans la famille des titres avant de réimprimer. Un logo boueux sur un beau carton est le signe le plus courant du petit restaurant qui n'a pas fini le travail.

Écrire moins pour que la cuisine tienne

Un beau design à petit prix est gaspillé sur une liste que le passe ne tient pas. Une salle de 20 couverts avec un cuisinier et un commis ne devrait pas porter 16 plats. Coupez jusqu'à ce qu'un samedi chargé soit ennuyeux pour la brigade. La récompense graphique est immédiate : plus grand corps, moins de colonnes, une carte qui tient en A5 ou en A4 court au lieu d'un triptyque qui tombe dans le verre. Dans une petite salle, les clients décident plus vite sur une liste courte ; ils ne sont pas venus feuilleter un catalogue de groupe.

Gardez une formule du midi ou une ardoise pour les trois choses qui bougent avec le marché. La carte imprimée reste stable une saison. C'est comme ça que le 350 g devient tenable : vous ne réimprimez pas parce que le poisson a changé mardi.

Une réimpression que vous pouvez payer deux fois l'an

Tarifez l'objet comme un outil. Concevoir en interne ou avec un générateur coûte du temps ; un pack prêt à imprimer en 300 dpi avec 3 mm de fond perdu, c'est ce que vous tendez à qui imprime. Un petit tirage européen de 50 cartes en 350 g reste en général sous le coût d'un samedi lent. Commandez de quoi tenir la saison plus une réserve, pas 500 exemplaires qui seront faux dès que vous retirez deux plats en mai.

  1. Figez la liste et les prix d'abord ; ne composez jamais une carte brouillon.
  2. Choisissez l'A5 ou un A4 léger ; mesurez la table avant de choisir un plié.
  3. Verrouillez typo, accent et papier sur une épreuve imprimée à 100 %.
  4. Tirez 40 à 80 exemplaires. Réassort quand la pile maigrit, pas quand la carte a jauni.

Avoir l'air décidé, pas cher

Le but n'est pas de faire semblant d'avoir un studio dans une autre ville. Le but est une carte qui ne s'excuse pas : typo lisible, papier honnête, liste courte, logo qui tient en place. Les habitués ne nommeront pas le caractère. Ils remarqueront que la soirée est plus calme et qu'ils commandent sans demander au service de décoder la carte.

Dans Menu Atelier, vous collez la liste courte, ajoutez le logo et deux photos de salle, décrivez l'ambiance en une phrase et générez une mise en page que vous passez d'un A5 simple à un A4 plié d'un clic. Quinze générations sont gratuites ; les 99 € du téléchargement, c'est le pack d'impression. Si vous commandez l'impression chez nous, 99 € plus 10 € par carte couvrent le 350 g mat, le soft-touch, le rainage des pliés, et la livraison UE en 5 à 8 jours ouvrés.

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