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Dorure, gaufrage et tons directs : les finitions haut de gamme d'une carte

Ce que coûtent dorure à chaud, gaufrage, vernis sélectif et tons directs Pantone sur une carte de restaurant, comment préparer le fichier et quels établissements y gagnent.

Un logo à la dorure or sur un carton sombre est l'amélioration la plus demandée quand un restaurant décide que sa carte doit paraître chère. C'est aussi la plus mal employée, parce qu'elle finit en général sur une carte réimprimée six semaines plus tard, et le cliché qui l'a produite ne servira plus jamais. Les finitions haut de gamme sont un métier d'outillage : le coût de calage est fixe et le coût unitaire faible, elles récompensent donc les maquettes stables et les longues durées de vie. Voici ce qu'est chaque finition, ce qu'elle coûte à peu près en Europe, comment préparer le fichier et où elle a du sens sur une carte.

La dorure à chaud : le métal que l'impression ne peut pas imiter

La dorure à chaud presse un film métallisé très fin sur le carton avec un cliché chauffé, en laiton ou en magnésium. Le résultat est une vraie surface réfléchissante, et c'est pourquoi aucun or en quadri, même bien construit, ne ressemble à une dorure. Les films existent en or, argent, cuivre, holographique et couleurs pigmentaires, brillants ou mats, et une dorure noire mate sur un carton noir non couché est l'un des effets de luxe les plus discrets qui soient.

Le coût tient au cliché et au calage. Un cliché magnésium pour un logo A5 revient à environ 40 à 90 €, un cliché laiton deux à trois fois plus mais il dure des années. Ajoutez 60 à 150 € de calage par travail, puis quelques centimes par carte. Sur 30 cartes, la dorure peut doubler la facture ; sur 300, elle devient une erreur d'arrondi. Placez la dorure dans un ton direct séparé, nommé clairement, à 100 %, sans transparence, et gardez des traits d'au moins 0,5 pt, car la dorure ne tient pas les filets maigres.

Gaufrage et estampage à froid : du relief sans encre

Le gaufrage à sec soulève le carton par l'arrière avec un cliché mâle et une contrepartie femelle ; l'estampage en creux l'enfonce par l'avant. Ni l'un ni l'autre n'utilise d'encre, l'effet dépend donc entièrement de la lumière et du papier. Il fonctionne merveilleusement sur des cartons non couchés épais, 350 g et plus, où le relief garde sa forme, et mal sur des supports fins ou couchés, où il s'aplatit après une semaine dans une salle chauffée.

Le gaufrage repéré, où le relief s'aligne exactement sur un motif imprimé ou doré, coûte plus cher que le gaufrage à sec parce que le cliché doit correspondre à l'impression à une fraction de millimètre. Un cliché combiné qui dore et gaufre en une seule passe est la façon la plus propre d'obtenir un logo or en relief, et son prix est en proportion : comptez 150 à 300 € d'outillage pour un seul logo A5. Gardez l'élément gaufré sur la couverture uniquement, loin du pli et à au moins 10 mm du bord rogné.

Le vernis sélectif : du brillant là où vous le voulez

Le vernis sélectif UV est un vernis transparent très brillant appliqué en repérage sur une surface mate, si bien qu'un logo ou un motif brille sur un fond terne. C'est la moins chère des finitions haut de gamme parce qu'elle est imprimée, pas outillée ; sur presse numérique, elle ne demande parfois aucun calage au-delà d'une plaque ou d'un écran. Les prix tournent autour de 30 à 80 € de mise en route plus un petit coût par feuille.

Il a deux faiblesses sur une carte. Le vernis sélectif craque aux plis et se raye sous les ongles, il appartient donc à la couverture d'une carte manipulée avec soin, pas aux faces intérieures d'une carte de bistrot. Et il disparaît sous l'éclairage chaud et tamisé d'une salle, où le brillant n'a rien à refléter. Testez-le sous une lampe à l'intensité du dîner avant de vous engager. Préparez-le sur un calque séparé, en noir sur blanc, nommé Vernis sélectif, aligné sur le visuel en dessous.

Les tons directs Pantone : la constance plutôt que l'éclat

Un ton direct est une encre prémélangée imprimée sur sa propre plaque, plutôt que reconstituée en quadri. En offset, il garantit que votre vert de marque est le même vert à chaque réimpression et qu'il correspond à votre enseigne. Il ouvre aussi des couleurs hors de portée de la quadri : oranges vifs, bleus profonds, la plupart des pastels et tous les métallisés. Une plaque de ton direct ajoute environ 40 à 100 € à un travail offset, ce qui n'est rien sur 500 cartes et beaucoup sur 30.

  • Les presses numériques n'impriment pas de vraies encres directes ; elles simulent les références Pantone en quadri ou en gamut étendu. Demandez une épreuve imprimée si la correspondance compte.
  • Nommez la nuance exactement comme la référence Pantone, par exemple PANTONE 3435 C, et déclarez-la en ton direct, pas en quadri, dans votre logiciel de mise en page.
  • Pour les travaux en quadri, convertissez avec le profil Fogra39 ou ISO Coated v2 et vérifiez le résultat sur une épreuve, parce que l'écran flatte toutes les couleurs.

Là où les finitions gagnent vraiment leur place

L'économie du procédé dicte une règle claire : mettez l'outillage sur la partie de la carte qui ne change pas. Une couverture de dépliant au logo doré peut vivre des années pendant que l'intérieur se réimprime chaque saison sur un carton simple. Une carte d'une feuille qui change chaque semaine ne devrait jamais porter de dorure, parce que vous payez le calage à chaque fois. Bars à cocktails, restaurants d'hôtel et tables gastronomiques à l'identité stable sont le terrain naturel de la dorure et du gaufrage ; un bistrot de quartier à l'âme d'ardoise gagne davantage avec un beau carton non couché et une bonne typographie.

  1. Réimpression à moins de deux mois : aucune finition outillée. Investissez plutôt dans le grammage et un vernis soft touch.
  2. Couverture stable et intérieur changeant : dorez ou gaufrez la couverture une fois, imprimez les intérieurs à la demande.
  3. Carte tirée à 200 exemplaires ou plus, deux fois par an : toutes les finitions se rentabilisent, y compris un Pantone direct en offset.

Donner une impression haut de gamme sans cliché

L'essentiel de ce que les clients lisent comme du luxe vient de la retenue plutôt que du métal : un carton mat épais, des marges généreuses, une seule police bien choisie, de l'encre qui s'arrête loin des bords. Un carton de 350 g avec une finition soft touch a déjà la main velours que l'on associe à la papeterie de prix, et il coûte la même chose sur 30 cartes que sur 300. Ajoutez la dorure seulement quand la maquette est stabilisée et que le rythme de réimpression justifie l'outillage.

Menu Atelier imprime exactement sur ce type de support, un carton mat de 350 g avec finition soft touch, si bien que le volet tactile du haut de gamme est assuré d'office. Le pack d'impression que vous téléchargez comprend un fichier source éditable par calques : si vous décidez plus tard de faire dorer la couverture, le logo est déjà isolé comme élément à part et s'exporte en séparation noire en une minute.

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