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Carte de restaurant végan ou végétarien : mettre en avant le plat, pas l'étiquette

Concevoir la carte d'un restaurant végétal qui vend sur l'appétit : noms par ingrédient, pas d'étiquettes défensives, protéines visibles, allergènes et vraie mise en page.

Dans un restaurant entièrement végan ou végétarien, le mot végan sur la carte est redondant. Tout le monde dans la salle le sait. Pourtant, beaucoup de cartes végétales se lisent encore comme une liste de substitutions : fromage végan, burger sans viande, dessert sans lactose. Chacune de ces formules décrit ce qui manque. Les cartes qui remplissent les salles décrivent ce qui est là. Voici comment écrire et mettre en page une carte végétale autour des ingrédients, de la technique et de l'appétit, avec les détails pratiques sur les protéines, les allergènes, les prix et le format dont ce type de maison a besoin.

Supprimer l'étiquette, nommer l'ingrédient

Les travaux de Cornell sur les cartes et l'ensemble des recherches sur les intitulés descriptifs s'accordent sur un point : les noms précis et sensoriels vendent plus que les noms de catégorie. « Chou pointu brûlé, beurre de miso, noisettes torréfiées » bat « Plat de chou végan » tous les soirs. Ouvrez chaque ligne par l'ingrédient principal et sa technique (brûlé, rôti lentement, fumé, mariné), poursuivez avec deux ou trois éléments d'accompagnement, puis le prix. Ni « végan », ni « végétal », ni « alternative » nulle part dans les lignes de plats.

Les substituts méritent du soin. Si vous utilisez une crème de cajou ou un seitan maison, nommez-les comme des ingrédients à part entière (« crème de cajou », « seitan fumé »), jamais comme « crème végane » ou « fausse viande ». Si vous utilisez un analogue de viande de marque, demandez-vous si le nom de la marque apporte de la confiance sur votre marché ; souvent, décrire le goût fait plus.

Une structure que le client reconnaît

Les cartes végétales abandonnent parfois la structure entrée-plat-dessert au profit de bowls et d'assiettes sans hiérarchie. Les clients qui sortent souvent trouvent cela fatigant : ils doivent calculer combien commander. Gardez une structure reconnaissable, ajustée à la façon dont on mange réellement les légumes :

  1. À grignoter pour la table : olives, pains, tartinades, de 4 à 7 €.
  2. Petites assiettes et entrées : cru, mariné, frit. Six à huit références.
  3. Plats : quatre à six assiettes consistantes, chacune avec une protéine et un féculent visibles, de 16 à 24 €.
  4. Accompagnements : deux à quatre, pour qu'une table puisse composer un repas plus complet.
  5. Desserts : quatre, dont au moins un sans chocolat et un sans fruits.

Si votre cuisine préfère le partage, dites-le en une ligne en haut et donnez le nombre conseillé, comme tout restaurant de partage devrait le faire.

Rendre la protéine visible

L'inquiétude privée la plus fréquente d'une table mixte dans un restaurant végétarien, c'est de repartir avec faim. Répondez-y dans les descriptifs. Chaque plat doit montrer sa protéine (pois chiches, lentilles, tofu, tempeh, seitan, haricots, noix) et son féculent (pomme de terre, riz, pain, céréale) dans les six premiers mots. « Céleri rôti lentement, haricots blancs, salsa verde, pain au levain grillé » rassure ; « Steak de céleri » non, alors que c'est la même assiette.

  • Évitez les mots de viande pour les légumes (steak, ailes, côtes). Ils créent une attente que l'assiette ne tiendra pas et donnent à la carte un ton défensif.
  • Donnez des poids ou des nombres quand ils aident : « tempeh, 150 g » ou « 3 oignons farcis ».
  • Écrivez une ligne sous le titre des plats sur votre philosophie de portion si vous servez de petites assiettes : le client pardonne une portion modeste dont il a été prévenu.

Les allergènes sont plus difficiles, pas plus simples

Une cuisine végétale retire le lait, l'œuf et le poisson du tableau, mais s'appuie lourdement sur le reste des 14 allergènes du règlement 1169/2011 : soja, fruits à coque, arachide, sésame, gluten, céleri, moutarde, lupin, et sulfites dans les sauces au vin. Une légende numérotée par ligne et la liste complète au dos constituent la base conforme. Comme les crèmes et sauces aux noix sont partout sur une carte végane, mettez les fruits à coque en évidence dans la légende et envisagez une courte ligne précisant que beaucoup de sauces contiennent de la cajou ou de l'amande, pour que les clients allergiques demandent avant de commander.

Restaurants végétariens et le marqueur végan

Dans un restaurant végétarien plutôt que végan, la seule étiquette qui mérite sa place est un petit marqueur pour les plats qui sont aussi végans, ou peuvent l'être. Utilisez une seule lettre (V ou Vg) après le prix, expliquée une fois en haut, et vérifiez qu'elle est exacte pour chaque composant, pain et desserts compris. Un plat mal marqué coûte plus de confiance que n'importe quelle faute typographique.

Ressembler à un restaurant, pas à un magasin bio

Les conventions visuelles de l'alimentation végétale (tout en vert, icônes de feuilles, papier kraft, typographie manuscrite) signalent la vertu plutôt que le dîner. Le client qui choisit un restaurant pour sa soirée veut le langage visuel d'un restaurant. Une page blanc chaud, une serif avec de vraies italiques pour les noms de plats, une seule couleur d'accent qui ne soit pas le vert, des marges généreuses, des prix placés après le descriptif sans pointillés. Modern Minimal et Fine Dining Editorial conviennent tous deux à une carte végétale qui veut être prise au sérieux ; Mediterranean fonctionne quand la cuisine penche de ce côté.

La photographie sur la carte vaut rarement le coup, mais si vous utilisez une seule image, montrez un plat dressé sur une table sous une vraie lumière, pas une vue du dessus de légumes crus.

Des prix sans excuse

Des plats végétaux entre 16 et 24 € sont normaux dans la plupart des villes européennes et le client n'a pas besoin qu'on lui explique pourquoi. Ne justifiez pas les prix dans les descriptifs (« bio », « local », « artisanal » sur chaque ligne). Indiquez la provenance une fois, dans un court paragraphe en couverture ou au dos, et laissez parler les lignes de plats. Les menus fonctionnent particulièrement bien ici, puisqu'ils règlent l'inquiétude du combien commander : un menu en trois temps à 38 € en couverture, dans un bloc encadré, se vend tout seul.

Une carte qui reste honnête au fil des saisons

La cuisine des légumes change avec le marché plus que la plupart des cuisines. Concevez la carte pour être réimprimée toutes les six à huit semaines : un cadre fixe (nom, structure, légende des allergènes, paragraphe de provenance) sur carte 350 g mate, et des lignes de plats qui changent sans toucher à la mise en page. Un A4 plié en deux laisse la place au menu en couverture et à la carte complète à l'intérieur ; un A5 plié suffit aux petites cuisines de moins de vingt plats.

Dans Menu Atelier, vous gardez le cadre stable et réécrivez les lignes de plats chaque saison, passez d'A4 à A5 plié en un clic, vérifiez en 3D et téléchargez un PDF 300 dpi avec fonds perdus et traits de coupe, ou faites imprimer le tirage de saison sur carte 350 g mate, livré en 5 à 8 jours ouvrés.

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