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Carte bilingue : deux langues sur une seule carte sans désordre

Quatre mises en page éprouvées pour une carte bilingue : corps, largeurs de colonnes et espacements qui gardent les deux langues lisibles, et quand préférer deux cartes.

Ajoutez une seconde langue à une carte et la page compte soudain deux fois plus de mots, le même nombre de centimètres carrés et un problème nouveau : sur quelle langue l'œil se pose-t-il d'abord ? La plupart des cartes bilingues échouent non parce que la traduction est mauvaise, mais parce que la mise en page traite les deux langues à égalité, les empilant dans le même corps et la même graisse jusqu'à ce que chaque plat devienne un bloc gris. Cet article détaille les quatre mises en page qui fonctionnent vraiment, les réglages typographiques qui les rendent lisibles, et les cas, honnêtes, où deux cartes séparées sont la meilleure réponse.

Décidez quelle langue mène

Une carte bilingue a une langue principale et une langue secondaire, même quand vous servez les deux publics à parts égales. La langue principale est celle dans laquelle le nom du plat est un nom propre (le vôtre), et la secondaire est l'explication. Trancher supprime la moitié des problèmes de mise en page : la principale reçoit le corps plein et l'encre la plus sombre, la secondaire un corps plus petit, une graisse plus légère ou un italique, et une position fixe par rapport à la principale.

La hiérarchie typique sur un texte courant de 10 pt : nom du plat en langue principale à 10 pt medium ou en petites capitales, nom secondaire à 8,5 pt italique dans la même famille, description principale à 8,5 pt regular et description secondaire à 8 pt italique. Deux corps, deux styles, pas d'astuce de couleur. Le gris pour la seconde langue est tentant mais passe sous le seuil de lisibilité dans une salle tamisée ; 70 % de noir est le minimum sur un carton 350 g.

Les quatre mises en page qui tiennent

Chacune a son terrain naturel. Choisissez selon votre proportion de clients étrangers et le nombre de plats qui portent une description.

  1. Les lignes empilées. Nom principal et prix sur la première ligne, nom secondaire juste dessous en italique, puis les descriptions dans les deux langues sur les lignes suivantes. La plus courante et la plus sûre ; elle fonctionne en une colonne en A5 ou en deux colonnes en A4. Son coût est la hauteur : chaque plat prend quatre à cinq lignes, donc une carte de 35 plats réclame un bifold.
  2. Les colonnes côte à côte. Colonne de gauche en langue principale, colonne de droite en langue secondaire, chaque plat aligné sur la même ligne de base, un seul prix partagé au milieu ou tout à droite. Très clair, le client ne lit qu'une colonne, mais cela exige des textes de longueur voisine, et l'italien ou l'espagnol dépassent l'anglais de 15 à 25 % en moyenne. Prévoyez 45/55 plutôt que 50/50 quand la langue secondaire est la plus longue.
  3. L'entrelacement avec séparateur. Nom en langue principale, un filet vertical fin ou un point médian, puis le nom secondaire sur la même ligne : Filet de bar · Sea bass fillet. Les descriptions suivent dans une seule langue, ou dans les deux sur une ligne avec le même séparateur. Très compact, idéal pour une courte carte de bistrot de 15 à 20 plats, mais illisible dès que les noms s'allongent.
  4. Le recto-verso. Une langue sur chaque face d'une feuille simple, mise en page identique, en miroir. La plus propre typographiquement, puisque chaque face est une carte monolingue. Le risque est que le client ne retourne jamais la carte ; une petite ligne en pied de chaque face, dans l'autre langue, règle la question.

L'espacement fait la différence entre propre et encombré

Ce qui sépare une carte bilingue agréable d'un formulaire de douane tient presque entièrement au blanc. Entre le nom secondaire et la description, laissez une demi-ligne (environ 4 à 5 pt sur un corps 10). Entre les plats, une ligne pleine. Entre les sections, une ligne et demie à deux lignes plus le titre. Ce sont des espaces plus grands que sur une carte monolingue, parce que l'œil doit séparer deux types de texte au sein de chaque plat avant de séparer un plat du suivant.

Gardez les points de conduite et les prix dans une seule langue. Les prix sont des chiffres et ne se traduisent pas ; les points de conduite sont graphiques. Si vous en utilisez, faites-les courir du nom principal au prix et laissez la ligne secondaire dessous sans conduite, sinon la page se remplit de points.

Les titres de section peuvent être bilingues sur une ligne (Entrées · Starters) au même corps, ou avec la seconde langue en petites capitales à 80 % du corps principal. Ne traduisez pas les titres déjà internationaux : Pizza, Pasta, Dessert, Tapas n'ont pas besoin d'une seconde ligne.

Longueur, coupures et mots qui cassent la grille

Concevez la mise en page autour de la langue la plus longue. Si votre seconde langue est l'allemand, attendez-vous à 30 % de caractères de plus qu'en anglais et à des mots qui ne se couperont pas proprement à 8 pt dans une colonne de 60 mm. Réglez le problème en amont en raccourcissant la traduction, pas en réduisant le corps sous 8 pt. Une description qui tient sur trois lignes dans une langue et deux dans l'autre passe très bien ; sur quatre, elle ressemble à une erreur.

Fixez une largeur de colonne qui accueille 45 à 60 caractères par ligne en langue principale. Plus étroit, on coupe trop souvent ; plus large, l'œil perd le retour à la ligne. Sur un A4 en deux colonnes avec 15 mm de marges extérieures et 10 mm de gouttière, chaque colonne fait environ 85 mm, soit à 8,5 pt une cinquantaine de caractères, en plein dans la zone de confort.

Quand deux cartes séparées sont la meilleure réponse

Trois situations rendent la carte bilingue inadaptée. Quand vous servez trois langues ou plus, qu'aucune mise en page sur une seule carte ne porte lisiblement. Quand votre carte change chaque jour et que vous l'imprimez en salle sur une laser, où la simplicité d'un gabarit monolingue vous sauve chaque matin. Et quand les deux publics attendent des choses différentes : une formule du midi expliquée en détail pour les visiteurs et une carte sèche pour les habitués qui connaissent déjà la cuisine.

Dans ces cas, imprimez une carte par langue avec un design et des prix identiques, et marquez la langue discrètement sur la couverture par un mot plutôt qu'un drapeau. Les drapeaux désignent des pays, pas des langues ; l'anglais n'est pas le drapeau du Royaume-Uni pour un client irlandais, australien ou néerlandais. Des tirages de 30 à 50 exemplaires par langue sur carton 350 g coûtent à peine plus qu'un seul tirage plus grand, et les cartes restent plus légères et plus propres.

Une carte, deux lecteurs, un seul design

Une bonne carte bilingue ne paraît jamais bilingue de loin. Elle ressemble à une carte bien composée avec un peu plus d'air. Choisissez une langue qui mène, donnez à la seconde un style constant et plus discret, retenez la seule mise en page adaptée à votre nombre de plats, et concevez pour le plus long des deux textes. Tout le reste est affaire d'espacement.

Dans Menu Atelier, chaque plat se saisit dans jusqu'à quatre langues et vous choisissez de générer une carte monolingue par langue ou une mise en page bilingue avec la seconde langue composée sous la première ; l'aperçu 3D montre les deux faces d'une carte recto-verso, et le passage d'un A4 simple à un bifold A5 recompose les deux langues ensemble.

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